Eklablog Tous les blogs
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Carnet de dévoyage

Voyage en Dévoyage

Publié le par margimond

Réquisitoire sur la poésie des statistiques désespérées en sortie de confinement

 

L'homme est déconfiné

Le CAC 40 s'est déjà envolé

la Terre est sauvée

Les abeilles nous ont vus arriver

De leurs rayons dévastés

Elle ont essayé

Un vol désespéré

Puis ont trépassé

Dans ce si beau ciel d'été

Le glyphosate a encore triomphé

Faut dire

Qu'elles étaient déjà bien fatiguées

Et les lobbies super motivés

Par des semaines sans se goinfrer

Voir les commentaires

Publié le par margimond

L'état de ma Terre m'atterre

Source Internet

 

Les poissons mazoutés

Le plastique flotté drossé par les marées

Les cervidés par des chasseurs bourrés

Les ours bipolaires sur une banquise bancale

Des vendeurs d'âmes

Des marchands de sommeils éternels

Tandis que l'amer monte

Clic !

selfie

t'auras pas mon paquet de farine !

Voir les commentaires

Publié le par margimond

Le lâché de célibataires

Jealouzy and flirtation - Haynes King (1831-1904)

 

C 

'est le déconfinement, enfin !  

Pas le temps de s'habiller, faire un tour chez le coiffeur, se préparer des gestes barrières à la hauteur, bref de se présenter dans son plus bel atour.

Juste se retrouver, se tenir la main, s'embrasser, se toucher, comme avant, quoi !  

Paul monte les étages quatre à quatre et retrouve l'appartement des deux sœurs. Il se perd dans le regard azuré de Léa qui lui a tant manqué durant ces deux mois où il a vécu seul.  

- Viens, lui dit-elle en l'entraînant vers sa chambre, rattrapons vite le temps perdu.

 La porte se referme en claquant et la clé fait un tour bruyant dans la serrure pendant que Cloé assise devant la fenêtre réfléchit:

 - comment rattraper tout ce temps perdu. 

Cloé a beaucoup appris du confinement, en autre qu'elle doit désormais consommer local. 

Alors pourquoi ne pas commencer par l'épicier en bas de l'immeuble. 

 

margi pour mil et une

 

  

Voir les commentaires

Publié le par margimond

La folie de Redon Odilon (1840-1916) source Internet

 

Souvenir d'une histoire d'ours, d'une chanson douce que m'a chanté  Cloé, très tard dans la soirée, en fumant le narguilé devant sa cheminée, couchés sur une peau de bête, un ours sans queue ni tête.

Elle croit comme moi aux ours qui naissent dans la touffe des mousses épaisses.

Oui, un ours qui vit sous la mousse, ça fout un peu la frousse ! Mais, c'est pire encore s'il est à vos trousses.

Pas le temps de regarder "o-u-r-s" dans les pages de La rousse qui déjà glousse et se trémousse devant le patapouf qui court à perdre souffle, sans jamais perdre pantoufles.

Je m'essouffle, je souffre... je suis dans la mistoufle.

Courir à perdre haleine pour échapper à l'ours-croquemitaine, cela en vaut-il vraiment la peine. La quête n'est-elle pas vaine ?

Je courrouce la lune rousse, la traitant de pignouf... me laisser moi, dans la brousse, sans même une part de couscous et un verre de Boulaouane dont je sens déjà les secousses... cous-cous...

Je suis toujours poursuivi par mon ours, à bout de souffle.

Dans ce barouf, je vois déjà le bord du gouffre qui m'attire et me repousse.

J'étouffe dans mon drap-housse...

Pouf, pouf, pouf ça sera toi le roi de la schnouf !

Aouuuf, ce n'était qu'un rêve de ouf !

Ma tête sur le pouf,

Je me rendors, en suçant mon pouce...

Voir les commentaires